Comment soigner l’eczéma : le guide des traitements médicaux et naturels

Tube de crème et soins posés à côté d'une main atteinte d'eczéma, illustrant les traitements de l'eczéma

Sommaire

Bienvenue à toi qui découvres le blog pour la première fois ! Si toi aussi les démangeaisons t’empêchent de dormir, commence par télécharger mon guide gratuit : 12 gestes concrets que j’ai testés moi-même pendant mes crises, sans cortisone, et un journal de 7 jours à remplir pour identifier ce qui déclenche vraiment les tiennes.

Je vais être cash mais honnête : il n’existe pas de traitement unique qui «soigne» l’eczéma une bonne fois pour toutes : c’est une maladie chronique donc avec rebond / récurrence, et la soigner veut dire réduire durablement les symptômes, réduire les crises, réduire les plaques et démangeaisons. Et c’est ca, la bonne nouvelle : oui on peut avoir de l’eczéma et bien vivre avec quand on a compris comment fonctionne cette inflammation chronique. Ce guide fait le tour des options médicales et naturelles qui existent.

Peut-on vraiment guérir de l’eczéma ?

Une maladie chronique

Non, on ne guérit pas de l’eczéma au sens où l’on guérit d’une angine ou d’une grippe : c’est une maladie chronique inflammatoire, et aucun traitement, médical ou naturel, ne l’efface définitivement du corps. Cette réponse peut sembler dure à lire, surtout si tu cherches depuis des années LE remède qui fera tout disparaître, mais c’est justement cette honnêteté qui permet ensuite d’avancer sur des bases solides plutôt que de courir après une promesse qui n’existe pas.

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Soulager durablement pour retrouver une peau apaisée

Ce que «soigner» l’eczéma veut réellement dire, ce n’est pas l’éradiquer, mais réduire la fréquence des poussées, apaiser durablement les symptômes, et retrouver une peau calme la majorité du temps. C’est toute la nuance entre traiter et guérir : on peut très largement alléger la maladie sans jamais pouvoir affirmer qu’elle a disparu pour de bon.

Après quinze ans d’eczéma, je vois enfin le bout du tunnel. Alimentation » : « j’ai réduit mes crises d’environ 80 % : mes jambes, mes bras, mon dos, mon ventre et mon cou sont aujourd’hui apaisés; J’ai retrouvé une vie normale, une qualité de vie et de sommeil que je n’avais plus connue depuis quinze ans. Mais pour ça, j’ai dû tester énormément de méthodes différentes, remettre en question l’approche médicale classique qui n’a fait qu’empirer mes symptômes au fil du temps, travailler sur un rééquilibrage alimentaire, et surtout apprendre à observer les réactions de mon corps et de ma peau après chaque changement, alimentaire ou non. Il a fallu beaucoup de patience et de résilience. Et quand j’ai compris que le stress et le mental n’étaient pas la cause mais des déclencheurs et des facteurs aggravants, les choses se sont améliorées, notamment le jour où j’ai appris à me lâcher un peu et à ne plus culpabiliser de ne pas être parfaite dans cette nouvelle hygiène de vie. J’ai fini par comprendre que la guérison n’existait pas, que j’allais vivre toute ma vie avec de l’eczéma, mais que je pouvais très bien vivre avec, et diminuer les crises de façon profonde et durable.

Mon témoignage résume bien ce que ce guide va détailler : il n’existe pas UN traitement miracle, ni même une crème miracle, ni même un remède de grand-mère miracle, mais une palette d’approches à combiner, à ajuster et à faire évoluer avec le temps. Voyons d’abord ce que propose la médecine classique, avant d’élargir aux approches qui viennent compléter le tableau.

Quels sont les traitements médicaux contre les inflammations & poussées ?

La médecine propose aujourd’hui plusieurs paliers de traitement, du plus léger au plus lourd, choisis par ton médecin ou ton dermatologue selon la sévérité de tes symptômes. Aucun de ces traitements ne guérit l’eczéma au sens strict : ils visent tous à calmer l’inflammation et à espacer les poussées, pas à faire disparaître la maladie.

Les dermocorticoïdes, le traitement de référence des poussées

Ces crèmes à base de cortisone, restent le traitement de référence en cas de poussée. Je leur consacre un article pilier à part entière tant le sujet est vaste et sensible, notamment sur la question du sevrage et du syndrome de peau rouge. Mais aucun professionnel de la santé ne pourra te prescrire cela tout au long de ta vie. Ils ne sont pas pensés pour un usage continu sur toute une vie : utilisés longtemps et sans suivi, ils exposent à des effets indésirables, surtout locaux (amincissement de la peau, vergetures). Je détaille tout cela dans mon article sur les dermocorticoïdes.

Pour moi, les dermocorticoïdes m’ont soulagée à un moment où je n’en pouvais vraiment plus. Le problème, c’est que personne ne m’a expliqué qu’après ça reviendrait. Ni mon médecin, ni mon dermatologue. On y retourne en pensant qu’il faut juste un traitement plus long ou une crème plus forte. Pour moi, ça a été la désillusion, avec ensuite des années de réactions qui ressemblaient beaucoup à ce qu’on appelle le syndrome de la peau rouge.  Le problème avec ce traitement, c’est qu’il doit prendre fin un jour, car les risques et effets secondaires sont importants.

Immunosuppresseurs & photothérapie

Quand les dermocorticoïdes ne suffisent pas ou ne sont pas tolérés, les dermatologues peuvent proposer des anticalcineurines locales comme le tacrolimus, en pommade, sur prescription uniquement. Ce sont des immunomodulateurs, prescrits en deuxième intention, notamment pour les zones fragiles comme le visage.

Pour les formes plus étendues ou résistantes, la photothérapie (exposition contrôlée aux UV en cabinet médical) reste une option, généralement autour d’une trentaine de séances, avec un nombre total limité en raison des effets cumulés des UV sur la peau.

Parcours hospitalier spécialisé et dupilumab / Dupixent : cas les plus sévères

Enfin, pour les formes modérées à sévères qui résistent à tout le reste, les dermatologues hospitaliers peuvent proposer des traitements systémiques : immunosuppresseurs oraux comme la ciclosporine, biothérapies injectables comme le dupilumab (Dupixent), ou inhibiteurs de JAK administrés par voie orale. Ce sont des traitements sérieux, encadrés par un suivi biologique régulier, réservés aux cas les plus lourds et jamais initiés en dehors d’un parcours hospitalier spécialisé.

Aucun de ces traitements ne se choisit seul : c’est ton médecin ou ton dermatologue qui évalue lequel correspond à ta situation, ton âge et la sévérité de tes symptômes.

Pourquoi soigner l’eczéma demande d’agir à plusieurs niveaux à la fois ?

https://www.youtube.com/watch?v=AcK1QGTGb8M
Découvre ma chronique sur l’ouvrage du Dr Bourrel-Bouttaz « Changer son regard sur l’eczéma » pour comprendre le lien entre stress et eczéma.

Endormir la maladie et retrouver une qualité de vie

Une fois qu’on accepte qu’une guérison totale et définitive n’existe pas, une question se pose naturellement : pourquoi l’eczéma revient-il, même après une période de peau parfaitement calme ? L’eczéma fonctionne un peu comme l’asthme : une fois le terrain installé, il peut s’endormir pendant des mois, voire des années, avant de se réveiller au moindre déséquilibre. Ce n’est ni une fatalité ni une condamnation, c’est juste la réalité d’une maladie chronique qu’il faut apprendre à gérer plutôt qu’à vaincre.

C’est justement parce que l’eczéma se loge à plusieurs niveaux à la fois qu’un seul traitement, aussi puissant soit-il, ne suffit jamais à lui seul à le tenir durablement endormi. C’est tout le principe que j’ai construit dans mon accompagnement Eczéma Nouveau Départ : travailler plusieurs terrains en parallèle plutôt que de chercher une solution unique.

L’intestin : une piste de fond pour travailler sur les problèmes de perméabilité intestinale

Le premier terrain à observer est intestinal. Une perméabilité intestinale trop importante laisse passer des éléments qui n’ont rien à faire dans la circulation sanguine, ce qui entretient une inflammation de fond qui se répercute sur la peau. C’est un mécanisme que je détaille plus en profondeur dans mon article sur les causes multifactorielles de l’eczéma, mais il faut retenir ici l’essentiel : un intestin déséquilibré rend la peau plus difficile à calmer, quel que soit le traitement local utilisé par ailleurs.

L’alimentation, un levier puissant

L’alimentation agit directement sur cet équilibre intestinal, sans pour autant être une cause de l’eczéma en soi. Certains aliments entretiennent clairement l’inflammation et augmentent fortement les démangeaisons en quelques minutes, tandis que d’autres soutiennent la diversité du microbiote. L’éviction de certains aliments permet clairement d’éteindre le feu sur la peau. Mais certains régimes alimentaires comme le régime GAPS ou le régime cétogène sont très difficiles à tenir dans la durée. Mon programme Eczéma Nouveau Départ, t’explique quels sont les aliments les plus inflammatoires, mais surtout par quoi les remplacer pour te proposer des alternatives alimentaires simples. Car on ne peut pas vivre sans presque rien manger et manger est aussi un plaisir de la vie !

La barrière cutanée, la première ligne de défense de la peau

Une peau atopique laisse plus facilement passer les irritants et perd plus vite son hydratation, ce qui l’expose davantage aux poussées. Renforcer cette barrière au quotidien, par une routine adaptée d’hydratation et de renforcement de la barrière cutanée, fait partie des leviers les plus concrets et les plus rapides à mettre en place. Dans mon article dédié, comment renforcer sa barrière cutanée au quotidien, J’explique en détail comment y parvenir.

Le stress et les émotions : prendre soin de soi n’est pas négligeable

Le stress n’est jamais la cause de l’eczéma, mais il reste un facteur aggravant réel, capable d’intensifier une poussée déjà en cours. Apprendre à mieux gérer ses émotions et à se déculpabiliser fait partie intégrante du travail, autant que l’alimentation ou les soins de la peau.

Comme je le disais plus haut, j’ai dû travailler sur tous ces terrains à la fois pour arriver à mes résultats : l’alimentation, l’observation de mon corps, et surtout le fait d’apprendre à me lâcher un peu sur le plan émotionnel. Aucun de ces leviers pris seul n’aurait suffi !!!

Faut-il faire les tests d’intolérance alimentaire dans le traitement de l’eczéma ?

Pas vraiment sur le plan scientifique, malgré leur popularité : les tests d’intolérance vendus dans le commerce, basés sur le dosage des IgG spécifiques à certains aliments, ne sont validés par aucune société savante d’allergologie ou de gastro-entérologie. La présence d’IgG dans le sang reflète une exposition normale à un aliment, pas une intolérance ni un risque pour la peau.

Un allergologue de l’hôpital Tenon rappelait qu’il n’existe aujourd’hui aucune spécialité médicale consacrée aux intolérances, ni examen scientifiquement fiable pour les diagnostiquer. Plutôt que de payer un test coûteux (entre 150 et 250€ non remboursés) et non validé, la méthode la plus fiable reste l’éviction puis la réintroduction progressive d’un aliment,  avec observation précise des réactions de la peau. Dans l’article sur les déclencheurs de l’eczéma d’adulte, c’est exactement la logique du carnet de bord alimentaire que je détaille .

La cure thermale peut-elle aider à apaiser l’eczéma ?

Oui, la cure thermale fait partie des approches les mieux documentées scientifiquement parmi les traitements complémentaires de l’eczéma, avec des résultats mesurés et publiés, sans pour autant constituer un traitement de fond suffisant à elle seule !

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Réduction de la sècheresse cutanée prouvée, mais aucune donnée sur le long terme…

Une étude menée à Avène-les-Bains auprès de près de 6 000 patients a mesuré une amélioration d’environ 42% du score clinique de sévérité (SCORAD), avec un effet marqué sur la sécheresse cutanée et les démangeaisons, et une amélioration du sommeil chez plus de 70% des patients. Cet effet se maintient en partie plusieurs mois après la cure, avec une consommation réduite de traitements topiques chez une majorité de patients. Mais évidemment, l’étude ne dit pas quelle proportion de personnes reviennent pour maintenir les résultats obtenus ni combien de cures il faudrait faire par an ou dans toute une vie pour conserver sur le long terme le confort obtenu à la sortie de la cure…

De nombreuses stations thermales en France mais pas de solution miracle

En France, une dizaine de stations thermales sont accréditées pour l’orientation dermatologique (Avène-les-Bains, La Roche-Posay, La Bourboule, Molitg-les-Bains, entre autres), sur prescription d’un dermatologue, avec une prise en charge partielle possible par l’Assurance Maladie. La cure ne remplace pas un traitement médical en cours, elle vient plutôt le compléter et, pour beaucoup de patients, elle est aussi l’occasion d’ateliers d’éducation thérapeutique qui aident à mieux vivre avec la maladie au quotidien. Mais si l’on considère l’axe intestin-peau, et donc l’importance des intestins et du microbiote, on voit bien que faire une ou plusieurs cures thermales, c’est agir uniquement sur l’extérieur… Alors que de plus en plus d’études s’intéressent au lien entre l’intestin et la peau!

Les remèdes de grand-mère sont-ils efficaces ou risqués ?

Ça dépend totalement du remède : certains sont bien documentés et plutôt sûrs, d’autres sont plus risqués qu’ils n’en ont l’air sur une peau déjà fragilisée par l’eczéma.

L’avoine colloïdale pour ses propriétés anti inflammatoires

L’avoine colloïdale, utilisée en bain tiède, fait partie des remèdes traditionnels les mieux étudiés : ses composés antioxydants et anti-inflammatoires (les avénanthramides) aident à calmer les démangeaisons et à soutenir la barrière cutanée, avec un profil de risque faible, y compris chez les jeunes enfants.

Camomille, aloé véra, sauge : les bienfaits de la nature

Pour soulager l’eczéma naturellement, tu peux tester les compresses d’infusion tiède ou froide de camomille ou de sauge, ou encore l’application de gel d’aloé véra (Appliqué en fine couche pour hydrater et procurer un effet frais immédiat), ou encore l’huile végétale de calendula (pour ses vertus adoucissantes et réparatrices). Précautions d’usage : attention, la camomille et le calendula font partie des plantes les plus souvent allergisantes sur une peau atopique : le test sur une petite zone est indispensable.

Bicarbonate, vinaigre de cidre, javel : JAMAIS sans avis médical

D’autres remèdes traditionnels, comme le bicarbonate de soude, le vinaigre de cidre ou les bains de javel très dilués, restent nettement plus controversés. Personnellement je ne recommande pas. Ils peuvent irriter une peau déjà fragile s’ils sont trop concentrés ou trop fréquents, et l’efficacité rapportée reste surtout empirique plutôt que scientifiquement démontrée. A NOTER : les bains de javel très dilués sont parfois prescrits par des dermatologues en cas d’infections à répétition, mais jamais en automédication !!!

Les huiles essentielles peuvent-elles soigner l’eczéma ?

Une médecine douce pas si douce pour les eczémateux et eczémateuses

La position des dermatologues est plutôt claire sur ce point : la majorité déconseille les huiles essentielles sur une peau atopique, malgré leur image « naturelle et douce ». La raison tient à la nature même de la peau eczémateuse : sa barrière cutanée déjà altérée laisse plus facilement pénétrer les allergènes, et les huiles essentielles figurent justement parmi les allergènes de contact les plus fréquemment identifiés lors des patch-tests chez les personnes atopiques.

Huile essentielle : peu recommandée pour les peaux fragiles

Certaines huiles essentielles sont en plus photosensibilisantes ou irritantes à l’état pur, ce qui augmente encore le risque sur une peau déjà fragile. Si tu souhaites malgré tout explorer cette piste, les huiles végétales (carthame, avocat, amande douce) sont généralement mieux tolérées que les huiles essentielles, car elles n’ont pas ce potentiel allergisant aussi marqué. Dans tous les cas, un avis dermatologique avant toute utilisation reste la meilleure protection, en particulier chez l’enfant. Et surtout évite d’appliquer des huiles essentielles sur les lésions ouvertes, plaies.

Personnellement j’utilise un diffuseur d’huiles essentielles « complexe respiration » (Eucalyptus, tea tree, menthe des champs) quand je sens l’angoisse monter, quand je me sens stressée ou nerveuse. Ces effluves m’apaisent et m’aident à mieux respirer et respirer plus profondément. Ces effluves m’aident à me détendre et à respirer plus profondément. En diffusion uniquement, jamais sur la peau, et à éviter près des enfants et des personnes asthmatiques.

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Faut-il choisir entre médecine classique et approches naturelles ?

Non, il ne s’agit jamais de choisir un camp : la médecine classique et les approches naturelles répondent à des besoins différents et se complètent plus souvent qu’elles ne s’opposent. Un dermocorticoïde peut calmer une poussée en quelques jours quand un rééquilibrage alimentaire agit sur le long terme : ce ne sont pas deux solutions concurrentes, mais deux temporalités différentes.

Opposer systématiquement « médical » et « naturel » pousse souvent à l’extrême inverse, l’abandon total d’un traitement efficace au profit d’une promesse séduisante mais non prouvée. La question la plus utile n’est donc pas « quel camp choisir », mais « qu’est-ce qui, dans ma situation précise, mérite d’être ajusté, en parallèle et avec l’avis d’un professionnel de santé ».

Comment savoir quel traitement est fait pour moi ?

Il n’existe pas de réponse universelle, mais une façon d’y voir plus clair : j’aime imaginer l’eczéma comme un arbre. Les racines, c’est ton terrain génétique et ton intestin, profondément abîmé et poreux, propres à chacun, et impossibles à changer du jour au lendemain. Le tronc, c’est la base commune d’actions : les mécanismes que la science retrouve chez la plupart des personnes atopiques, l’inflammation, la barrière cutanée fragilisée, le déséquilibre immunitaire, la perméabilité intestinale. Et les branches, ce sont tes déclencheurs et tes traitements à toi , ceux qui fonctionnent pour ta peau précisément, et qui peuvent être très différents de ceux qui fonctionnent pour ton voisin.

Concrètement, ça veut dire qu’un traitement qui a transformé la peau d’une autre personne peut très bien ne rien faire pour la tienne. La bonne approche consiste à observer patiemment tes propres réactions, à tenir un carnet de bord, à avancer un changement à la fois pour identifier ce qui agit vraiment sur ta peau.

C’est là tout l’objectif de mon programme Eczéma Nouveau Départ.

Pour aller plus loin sur les traitements de l’eczéma

Ce guide pose les grandes familles de traitements. Pour creuser chaque option en détail, voici les articles à consulter :

  • Cure thermale et eczéma (lien vers l’article dédié «Cure thermale» — à paraître) — pour savoir comment se déroule une cure, comment se la faire prescrire et ce qu’en disent les études.
  • Remèdes de grand-mère contre l’eczéma (lien vers l’article dédié «Remèdes de grand-mère» — à paraître) — pour un tour d’horizon complet de ce qui fonctionne vraiment et de ce qu’il vaut mieux éviter.
  • Huiles essentielles et eczéma (lien vers l’article dédié «Huiles essentielles» — à paraître) — pour un guide détaillé des précautions à prendre si tu souhaites malgré tout les essayer.
  • Tests d’intolérance alimentaire (lien vers l’article dédié «Tests d’intolérance» — à paraître) — pour comprendre en détail pourquoi ces tests posent problème et quelle méthode leur préférer.

 

Foire aux questions sur les traitements de l’eczéma

Existe-t-il un traitement 100% naturel qui remplace la cortisone ?

Aucune crème naturelle ne remplacera la cortisone. L’eczéma requiert une approche de fond à la fois intestin + peau, donc d’agir sur l’intérieur du corps et l’extérieur (derme et épiderme).

Combien de temps faut-il pour voir une amélioration avec un traitement naturel ?

Cette temporalité varie énormément d’une personne à l’autre, mais compte plutôt plusieurs semaines à plusieurs mois pour les leviers de fond comme l’alimentation ou l’équilibre intestinal qui t’offriront des résultats sur le long terme, contrairement à un dermocorticoïde qui soulage immédiatement et agit en quelques jours mais dont le traitement ne peut être long.

Peut-on combiner cure thermale et dermocorticoïdes en même temps ?

Oui, la cure thermale est généralement pensée comme un complément et non comme une alternative : ton dermatologue peut tout à fait ajuster ton traitement local pendant ou après la cure.

Les probiotiques peuvent-ils remplacer un traitement médical ?

Non, les probiotiques s’inscrivent dans le travail de fond sur le microbiote, pas dans la gestion d’une poussée active.

Faut-il arrêter tout traitement médical pour se tourner vers le naturel ?

Non, c’est justement le réflexe à éviter : un arrêt brutal d’un traitement, notamment des dermocorticoïdes, peut aggraver la situation. Tout changement de traitement doit se faire avec ton médecin, jamais seul. Mais tu peux dire clairement à ton médecin et dermatologue que tu souhaites stopper tout dermocorticoïde.

Un enfant peut-il suivre les mêmes traitements naturels qu’un adulte ?

Pas systématiquement : la peau d’un enfant est plus fine et plus réactive, certains remèdes déconseillés chez le nourrisson et l’enfant sont mieux tolérés chez l’adulte. Le pédiatre ou médecin généraliste reste le mieux placé pour trancher.

Combien coûte une cure thermale et est-elle remboursée ?

Une cure thermale à orientation dermatologique dure généralement trois semaines et peut être partiellement prise en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale : le reste à charge varie selon ta mutuelle et l’établissement choisi.

Que faire si aucun traitement médical ne semble fonctionner ?

Parles-en d’abord à ton dermatologue : pour les formes résistantes, des traitements récents existent, notamment les biothérapies. En parallèle, tu peux travailler l’axe intestin-peau, une piste sur laquelle les études sont de plus en plus nombreuses. C’est ce travail de fond que je propose dans mon programme Eczéma Nouveau Départ : peau apaisée, réduction significative des plaques et des crises, meilleur sommeil… !

Sources citées

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